Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /Oct /2009 11:38

CH1

Préhistoire et proto-histoire

 

Plongeons dans la préhistoire de Nîmes ! Les hommes d’alors, les « homo sapiens », appartiennent à ces grandes civilisations de chasseurs-cueilleurs qui ne portent pas de nom et ne délimitent pas encore un territoire. Les premières traces de présence humaine sont retrouvées à proximité du Pont du Gard, et, plus près de nous, des vestiges  sont découverts au Mas de Mayan .

Le réchauffement climatique au début du néolithique entraîne des changements importants.  Devenus sédentaires, les hommes sortent de leur grotte et bâtissent maintenant des habitats de plein air, proches de l’abri ou de la cabane. Quelques traces et vestiges archéologiques datent de la fin de cette période, notamment des sépultures collectives ; et aussi, comme dans de nombreuses autres régions françaises, des mégalithes, dolmens et menhirs. Près de l’actuel aéroport de Courbessac, le long de la voie rapide, se dresse un monolithe de plus deux mètres, et, si l’on s’enfonce dans la garrigue gardoise, on peut  découvrir quelques sites avec ces imposantes présences de pierre.

Datant de l’âge du cuivre, une  tombe est exhumée sur le chantier de l’autoroute de Nîmes à Arles. Baptisée la Dame de Caissargues, cette figure féminine retrouvée avec son collier de coquillages est aujourd’hui à l’honneur dans un musée situé sur l’aire de Caissargues qui retrace les apports de cette période.

Il faut attendre l’âge du fer pour que la cité primitive de Nîmes commence à se dessiner. Peu à peu, les hommes ont pris pied sur les oppida. Comme sur les collines rhodaniennes, les gorges du Gardon ou encore les plateaux de la Vaunage, l’oppidum du Mont Cavalier est investi par des peuplades qui se perfectionnent dans l’agriculture

L’intérêt de ce site tient surtout à sa source, « La Fontaine » :  recueillant les eaux de la garrigue, son niveau peut varier mais elle ne tarit jamais. 

L’urbanisation débute sur les pentes du Mont Cavalier dès la fin du Ve S av JC, et comme le montre la découverte du guerrier de Grézan, elle s’étend de place en place jusqu’à la plaine marécageuse du Sud. Au cours du IIIe et IIe S av JC, Nîmes devient une cité protégée par une muraille de pierre sèche, et dominée par une tour de gué, à l’emplacement de la future Tour Magne. Ses habitants portent maintenant le nom d’un peuple : il s’agit des Volques Arécomiques, celtes qui se sont imposés par les armes aux peuplades locales. On connaît les coutumes funéraires de ce peuple qui choisit d’incinérer ses morts plutôt que de les enterrer. On sait également qu’un culte est rendu au dieu guérisseur de la Fontaine, Nemoz.

Tournée vers Massalia, la cité est à un carrefour géographique et entretient un commerce régulier avec les marins et négociants étrusques, grecs et carthaginois. De nombreuses sculptures, inscriptions, ou éléments domestiques (poteries, céramiques verreries, objets usuels, mosaïques, fragments d'architecture ) le prouvent.

En 218 av JC, le passage d’Hannibal et de ses éléphants terrorisent les Volques Arécomiques. Mais l’aspect de la ville ne se fixe de manière durable que lors de la conquête romaine,  tout d’abord avec Domitius Ahénobarbus, puis avec César et Auguste.

 

 

 

Repères

 

En France et dans le monde

100 000 ans

Homo sapiens

10 000 ans

Début du néolithique (agriculture)

2500 ans av JC.

Age du cuivre 

800 av JC

Age du fer

200 av JC

1ère conquête romaine

 

A Nîmes

4500 av JC

Menhir de Courbessac

VIe S av JC

Sédentarisation des populations sur le mont Cavalier

IVe-IIIe S av JC

Arrivée des Celtes et urbanisation (habitations en pierre)

Fin IIIe S av JC

Edification de la Tour Magne

125 av JC

Colonisation romaine de l’oppidum de Nîmes

 


Glossaire

 

oppidum : Nom latin (oppida au pluriel) désignant un site fortifié en un lieu élevé. L’oppidum de Nîmes, important centre de commerce et d’échanges, est choisi par les Volques Arécomiques comme capitale parmi ceux qu’ils occupent dans la région.

 

celtes : Peuples venus de l’Est qui envahissent la Gaule vers 450 av JC. Ils sont décrits par les auteurs classiques comme de redoutables guerriers, mais, doués d’un réel sens politique, ils savent composer avec l’irrésistible expansion romaine. 

 

Massalia : Marseille tient son nom du Grec ancien. Fondée en 600 av JC  par les Phocéens, et plus ancienne ville de France, elle présente l’attrait d’un port naturel qui contribue à en faire un carrefour commercial exceptionnel.

 

Hannibal (283-247 av JC) : Général né dans la ville de Carthage (Afrique du Nord), il mène la guerre contre l’Empire Romain en utilisant des éléphants qui piétinent les troupes et brisent les rangs des légions. 

César (100-44 av JC): Général, homme politique et écrivain romain. Intronisé Dictateur et portant le titre de Imperator, il conduit principalement la guerre des Gaules de 58 à 52 dont il livre le récit dans l’ouvrage célèbre De Bello Gallico : « Commentaires sur la Guerre des Gaules ».

 

 

Par Editions ColNem et Dominique Balaÿ
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Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /Août /2009 11:54
CH2
Antiquité

Nîmes est déjà une cité lorsque les romains colonisent les Volques Arécomiques. Sur le parcours de la Via Domitia, ils ont su y reconnaître un site exceptionnel, jouissant d’un climat comparable à celui de l'Italie centrale. En plus de son nom, Nemausus, ils lèguent à la ville un patrimoine très riche qui lui assure son rayonnement et son prestige jusqu’à aujourd’hui.  « Nîmes la romaine », « La ville aux sept collines » ou encore « Nîmes, miroir de Rome », les expressions au cours des siècles ne manquent pas pour signifier à quel point l’histoire de la ville est marquée par son passé antique. L’empereur Auguste offre à la ville ses faveurs et permet son expansion sur le modèle des cités romaines. Il ordonne la construction d’une vaste enceinte sur plus de 6 kilomètres. Le territoire constitué couvre près de 220 hectares, ce qui en fait l’une des cités les plus importantes de la région, bientôt capable de rivaliser avec Narbonne (capitale de la Gaule Transalpine) et Lyon.
La ligne des remparts – parfaitement connue - est rythmée par une succession de tours et de portes. La Tour Magne (« La grande tour ») reste un site emblématique de Nîmes, visible à des kilomètres à la ronde, et les Portes de France et d’Auguste portent de précieuses indications sur les maîtres d’œuvre et les dates de construction.
La cité est traversée par deux grands axes : à l’intersection, se trouve le Forum. Comme dans la plupart des villes romaines, c’est une grande place de réunion en plein air, entourée d'un déambulatoire couvert,  procurant un abri contre le soleil et les intempéries. Toutes les grandes manifestations qui règlent la vie publique s’y déroulent. Autour du forum s’élèvent les édifices publics : Temples, dont le Capitole subsiste jusqu’à nos jours dans un état de conservation remarquable (« La Maison Carrée » : appelée ainsi, non parce qu’elle est de forme carrée, mais parce qu’elle possède quatre cotés se coupant à angle droit), marchés couverts, bâtiments de l'administration…. Le reste de la ville est divisé en blocs d'habitations, les insulae, que séparent des rues disposées en quadrillage. De nombreuses et vastes villas richement décorées se partagent les espaces plus champêtres.
Mais l’originalité de Nemausus tient surtout au fait qu’un autre lieu de vie se développe autour de la source de la Fontaine. Il s’agit d’un ensemble architectural complexe qui , tout comme la Maison Carrée, est dédié au culte impérial. Le Nymphée, fontaine surmontée d’un groupe de statues représentant des créatures mythologiques, est le cœur de ce sanctuaire. Dominant la source, un théâtre en gradins est découvert  tardivement au XIXème et recouvert depuis. Mais c’est le temple de Diane qui reste le monument le plus énigmatique de cet ensemble : on ne connaît toujours pas précisément sa fonction, bibliothèque ou bains publics ? A l’état de ruine aujourd’hui, il continue à susciter des interrogations et à exercer son charme puissant.
Au cours des périodes qui suivent le règne d’Auguste, la ville va évoluer et s’enrichir d’autres réalisations remarquables. L’Aqueduc de Nîmes, avec le Pont du Gard au franchissement du Gardon, est le symbole de la civilisation romaine en France.  Autre monument, et non des moindres, l’amphithéâtre ou Arènes est le lieu des réjouissances publiques. Il a survécu à travers les siècles à mille et un cataclysmes et assauts guerriers.
Durant la Pax Romana, Nîmes ne cesse d’étendre son influence. Puis, après 6 siècles de présence romaine ininterrompue, vient le temps des Barbares…


Repères

 

 

En France et dans le Monde

49 av JC

César Dictateur et Imperator

27 av JC

Auguste sacré Empereur

395

L'empire est partagé en deux, Orient et Occident

 

A Nîmes

27 av JC

Nîmes devient colonia Augusta Nemausus

10-5 av JC

Construction de la Maison Carrée

Ier S

Construction du pont du Gard

90-120

Construction de l’Amphithéâtre

287

Martyre de St Baudile, introducteur du christianisme à Nîmes et patron de la ville  

350

Fondation de l’Eglise de Nîmes




Glossaire

Via Domitia : Reliant les péninsules italique et ibérique, cette célèbre voie a d’abord une vocation militaire. Dès 122 av JC, le Consul Domitius Ahenobarbus (« à la barbe d’airain ») l’aménage pour assurer la colonisation et le contrôle stratégique de la région. La Via Domitia pénètre dans Nîmes par la porte d’Auguste et, sur un axe Est-Ouest, relie la ville géographiquement à Beaucaire et à Arles.

Nemausus : Nom latin forgé à partir du nom gaulois Nemausos, signifiant « bois sacré », qui a donné au fil du temps Nemse, Nîsmes et Nîmes.

Gaule Transalpine : Avec la gaule Cisalpine, c’est l’autre grande partie de la Gaule. L’empereur Auguste réorganise l'ensemble de la Transalpine en 4 provinces : Narbonnaise, Aquitaine, Lyonnaise, et Belgique.

culte impérial : A côté des dieux du panthéon classique, les habitants de Nemausus sont invités à louer les dynasties impériales : on rend un culte religieux aux empereurs romains qui sont divinisés et portent le titre d’Auguste. Ce titre signifie « celui qui augmente ».

amphithéâtre : L’amphithéâtre de Nîmes est un vaste édifice (133x101x21m) de forme ovale qui était surtout destiné aux combats de gladiateurs, il est composé de gradins, d'une arène et de coulisses.

Pax Romana : Expression latine signifiant la « Paix Romaine ». C’est la période  au cours de laquelle l’administration  romaine vise avant tout à maintenir la stabilité et la paix. A partir du règne d’Auguste, et durant 2 siècles, toutes les régions de l’empire profitent d’une plus grande prospérité.
Par Editions ColNem et Dominique Balaÿ
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Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /Fév /2008 09:34



Le buste du guerrier de Grézan (visible au Musée archéologique)







Les volques Arécomiques




Le forum avec le Capitole (Maison carrée) en son centre







La porte d'Auguste






Le chateau des Arènes (castrum arenae)







Entrée conquérante des Francs






La cathédrale Notre-Dame-et-saint-Castor








La peste sévit dans les rues de Nîmes




L'hôtel de Bernis






L'industrie du textile et les ateliers de teinturiers sur le canal de l'Agau






Réunion de protestants au Creux de l'Assemblée




Le massacre de la Michelade






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La guillotine dressée sur l'esplanade









Devant le Palais de Justice






Train à vapeur en gare de Nîmes





Stendhal dans les Jardins de la Fontaine




Le café Tortoni sur le Boulevard Amiral-Courbet






Les martyrs du 2 Mars 1944




Place de la Maison Carrée et le Carré d'art, dans la perspective





La féria bat son plein


"Il était une fois Nîmes", de Dominique Balaÿ,
illustrations Jean Michel Aroyo.
Collection Petits Galets,
 
Editions des Falaises


Par Editions ColNem - Publié dans : Le livre
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Vendredi 28 décembre 2007 5 28 /12 /Déc /2007 08:18
Retrouvez les livres Il était une fois Nimes, Il était une fois Montpellier et Il était une fois la Camargue...et bien d'autres encore  au Festival de la biographie du 25 au 27 Janvier 2007.
Avec la complicité et le soutien des libraires nimois.

nimes-biographie-balay.jpg
Par Editions ColNem et Dominique Balaÿ
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Lundi 17 décembre 2007 1 17 /12 /Déc /2007 17:33
Rencontre et signature à Aigues Mortes des livres sur Nîmes, Montpellier et la Camargue.



Par Editions ColNem et Dominique Balaÿ - Publié dans : Le livre
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Vendredi 16 novembre 2007 5 16 /11 /Nov /2007 10:43


Rencontre signature avec Dominique Balaÿ à l’occasion du Noël Camarguais d’Aigues-Mortes

Dimanche 16 décembre, dès 14h30, rue de la République, 30220 Aigues-Mortes

Avec la librairie Catygor

+ le programme du Noël Camarguais

http://www.ot-aiguesmortes.fr/FR/Festivites.htm

Par Editions ColNem et Dominique Balaÿ - Publié dans : Le livre
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Jeudi 7 juin 2007 4 07 /06 /Juin /2007 14:08


A l'occasion de la sortie du livre "Il était une fois l'île de Camargue", la gazette de Nîmes (semaine du 7 au 14 juin) a consacré ses pages centrales à Dominique Balaÿ, co-auteur du livre.
Un portrait qui permet de lire entre les lignes un attachement profond à une région, une passion pour l'histoire, et, avant toute chose, le goût des rencontres et des explorations...

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............."Dominique Balaÿ est l'auteur de l'ouvrage "Il était une fois Nîmes", un livre d'histoire à destination des enfants, publié il y a deux ans. L'année suivante, il enchaine avec l'écriture d'"Il était une fois Montpellier". Cette année il récidive avec la publication d'un ouvrage consacré à la Camargue, des origines à nos jours - cela m'a demandé un travail plus important que pour les autres, puisqu'il s'agissait de couvrir l'histoire d'une région entière. Mais c'était intéressant de parler de la Camargue autrement que d'habitude, au delà des taureaux et des chevaux - raconte t-il"
Yann Voldoire, La gazette de Nîmes
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Par Editions ColNem et Dominique Balaÿ - Publié dans : Le livre
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Lundi 11 décembre 2006 1 11 /12 /Déc /2006 09:15
Il était une fois Nîmes fait son entrée dans Wikipédia, l'encyclopédie libre et participative, et vient compléter une bibliographie déjà fournie.
L'article consacré à la ville de Nîmes est très bien documenté et mérite qu'on s'y arrête.







Par Editions ColNem et Dominique Balaÿ - Publié dans : Le livre
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Samedi 12 août 2006 6 12 /08 /Août /2006 09:29


"Il était une fois...Nîmes" figure parmi les récentes acquisitions du centre culturel Français de
Pékin :




Mais il est également possible de le trouver dans la boutique des Arènes  et  de la Maison Carrée à Nîmes...

Et dans toutes les bonnes librairies....
Par Editions ColNem et Dominique Balaÿ - Publié dans : Le livre
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Mardi 27 juin 2006 2 27 /06 /Juin /2006 10:13
A l'ombre des  jardins de la fontaine par une après midi
caniculaire...




"Il était une fois Nîmes", de Dominique Balaÿ,
illustrations Jean Michel Aroyo.
Collection Petits Galets,
 
Editions des Falaises
Par Editions ColNem et Dominique Balaÿ - Publié dans : Rencontres / Signatures
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